Compositeur, chef d’orchestre, site officiel
Suite Concertante

390,00 

Suite Concertante

390,00 

Pour Violon et Orchestre Symphonique
Commande du Conseil général du Pas-de-Calais – Création 2009

Frais de port offerts (monde entier)

Compositeur : Jean-Philippe Vanbeselaere
Editeur : Europa Musica Publishing
Catégorie : Symphonic Music
Type de produit : Set complet (score + parties séparées)
Durée : 28 min 20 sec.
Enregistrement sur CD : Suite Concertante – Didier Lockwood/Le Symphonique du Pas-de-Calais
Numéro d’article : EMP – SM002
Format : Score : 29,7×42 cm – Set : 21×29,7 cm
Nombre de pages : 88

(Plus d’info ci-dessous)

Composée spécialement pour Didier Lockwood à l’occasion de la naissance de l’Orchestre Symphonique du Pas-de-Calais en 2009, la Suite Concertante pour Violon et Orchestre est constituée de 7 mouvements. Faut-il y voir une quelconque relation avec toute la symbolique liée à ce nombre premier ? (7 jours de la création de la Terre, 7 couleurs de l’Arc-en-ciel, 7 merveilles du Monde, 7 notes de la gamme diatonique, ou encore le symbole de la vie chez les Égyptiens…) Jean-Philippe Vanbeselaere s’est avant tout amusé à écrire une musique riche d’atmosphères, de couleurs et de rythmiques différentes, tel un patchwork dans lequel le soliste peut exprimer ses nombreuses qualités musicales tout en dialoguant avec un orchestre aux sonorités sans cesse renouvelées.

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Si le nom de Jean-Philippe Vanbeselaere est célèbre dans le milieu des Orchestres d’Harmonie de par ses nombreuses partitions couronnées de prestigieux prix ou ses œuvres concertantes défendues par de prestigieux solistes, son activité aux contacts des cordes de l’Orchestre Symphonique reste confidentielle. Et pourtant…
La parution en CD de sa Symphonie Concertante pour violon et orchestre prouve qu’un compositeur de renom sait finalement écrire pour toutes les formations et dans tous les genres. Loin d’être enfermé dans l’unique nomenclature de l’orchestre à vent, Jean-Philippe Vanbeselaere affirme ici une éclatante affinité avec toutes les palettes sonores d’une formation symphonique de plus de soixante-dix musiciens. À l’instar de son corpus pour Harmonie, cette Suite pour violon solo et Orchestre en sept épisodes se veut d’un abord accessible pour un large public mais tout en souhaitant apporter un solide matériau qui peut servir de base de lancement afin d’aller plus loin dans la découverte de langages musicaux plus complexes. Il suffit d’énoncer le nom du soliste créateur pour saisir que cette musique couvre plusieurs genres, affirme plusieurs langages et décline des couleurs instrumentales très variées. S’il fallait décrire par les mots ces ambiances alternées, on parlerait de musique d’illustration, très cinématographique (l’influence d’un Georges Delerue, référence permanente dans la bouche de Jean-Philippe Vanbeselaere, est manifeste !) ou jazz symphonique à la Lalo Schiffrin. Le tout dans une fine orchestration, très française en ce concerne la notion de clarté (sans trop de cuivres qui viennent écraser la masse sonore). Évidemment, Didier Lockwood s’avère être le soliste idéal pour ce premier rôle. Il sait naviguer avec aisance dans plusieurs eaux, adapter sa sonorité ou son jeu en fonction des épisodes jazz, classique ou proche de la musique légère.
Élément important, et non des moindres, qui confirme que la musique est partout dans le département du Pas-de-Calais – et pas uniquement concernant le talent des réputées Harmonies, c’est un orchestre composé de jeunes, pour la plupart étudiants dans les Conservatoires de Boulogne-sur-Mer, Calais et Saint-Omer qui accompagne avec brio et engagement Didier Lockwood. Quelques grands élèves et professeurs viennent encadrer cet orchestre départemental soutenu moralement et financièrement par le Conseil Général.
Un exemple à dupliquer, sans attendre, dans chaque département de notre pays afin d’insérer la musique partout et de faciliter la pratique de la musique en orchestre pour les jeunes qui se destineraient au métier d’instrumentiste. Une des évidentes solutions afin de monter le niveau des orchestres dans notre pays, à l’enseignement de la musique si enclin à l’individualisme virtuose et à la réussite en solitaire.

François Dru, Radio-France, janvier 2011