Compositeur, chef d’orchestre, site officiel
Symphony n° 2 – La Galerie du Temps

270,00 

Symphony n° 2 – La Galerie du Temps

270,00 

For Symphonic Wind Orchestra
Commande de l’Orchestre à vent de Lens – Création 2015

Frais de port offerts (monde entier)

Compositeur : Jean-Philippe Vanbeselaere
Editeur : Europa Musica Publishing
Catégorie : Wind Music
Degré de difficulté : 4+
Type de produit : Set complet (Score + Parties séparées)
Durée : 30 min
Numéro d’article : EMP – WM008
Date de publication : 2015
Format : Score 29,7×42 cm / Set 21×29,7 cm
Nombre de pages : 72

(Plus d’info ci-dessous)

UGS : EMP-WM008 Catégories : , Étiquettes : ,

En s’inspirant des huit départements (Antiquités orientales, Antiquités égyptiennes, Antiquités grecques, étrusques et romaines, Arts de l’Islam, Objets d’art, Arts graphiques, Sculptures et Peintures) et de la “Galerie du Temps” qui propose un voyage inédit dans les collections du Louvre, l’idée est d’engendrer une musique issue à la fois de ces différentes esthétiques mais également en introduisant des éléments contemporains (en réponse au “Pavillon de Verre”), déployant ainsi une suite d’instants musicaux, de moments autonomes ordonnés en une magnifique arborescence sonore.

Une œuvre à la hauteur de l’évènement : l’inauguration du Louvre-Lens, et une entité musicale forte : l’Orchestre à Vent. Appelé également Orchestre d’Harmonie et profondément ancré dans l’histoire du Nord/Pas-de-Calais (et plus particulièrement au cœur des bassins miniers et industriels), cette formation regorge de richesses sonores que cette symphonie tend à valoriser, afin de les mettre au service d’une écriture extrêmement architecturée.

L’œuvre est volontairement expressive et caractéristique de la somme des influences musicales qui nourrissent l’écriture du compositeur.

Du Louvre à Lens

À l’instar des célèbres Tableaux d’une Exposition composés par Modeste Moussorgski et orchestrés par Maurice Ravel, la Symphonie n°2 — “La Galerie du Temps” de Jean-Philippe Vanbeselaere ne se veut pas une composition autour de descriptions d’œuvres mais plutôt d’inspirations autour de ces dernières…

Les différents mouvements ne sont donc pas entrecoupés de “Promenades” qui représentaient dans l’œuvre du compositeur russe le déplacement du visiteur pendant l’exposition consacrée à son ami peintre et architecte : Victor Hartmann, en 1873 à Saint-Pétersbourg.

Néanmoins, le 1er Mouvement : Du Louvre à Lens débute par un premier thème que l’on retrouvera au fil de cette symphonie car il représente et rappelle l’un des défis présentés par le Louvre-Lens : celui de la confrontation des collections du Louvre à une architecture contemporaine. L’appel à la création d’un bâtiment neuf, sur un site vaste et beau, chargé d’histoire mais libéré de toutes contraintes matérielles, découle d’une volonté clairement affirmée d’inscrire le Louvre dans la modernité.

Ce 1er Mouvement décrit l’émulation et l’effervescence suscitées autour de la mise en place d’un tel projet culturel, mais il symbolise également la grandeur du lieu qui impose immédiatement le respect à tout visiteur, de par son architecture mais aussi par le contenu de ses collections. En découlent donc des thèmes musicaux à la fois puissants, majestueux et richement orchestrés.

Warka

Située dans le Département Antiquités et intégré dans la thématique de “L’Orient Ancien au temps de la naissance de l’écriture”, la source d’inspiration du 2e Mouvement est une tablette d’argile en écriture précunéiforme indiquant des rations alimentaires, et tiré des archives de l’Éanna, le temple du dieu du Ciel. On trouve son origine à Uruk (aujourd’hui Warka), en Mésopotamie (l’actuel Irak) vers 3500 avant J.-C.

Le compositeur s’est donc inspiré à la fois du lieu et de la période relative à cette tablette pour construire une thématique proche de la musique proche ou moyen-orientale, symbolisée notamment par le thème du Cor Anglais, développant sa complainte à la manière du célèbre instrument à anche double qu’est le Doudouk.

Biban-El-Moulouk (La Vallée des Rois)

En poursuivant dans le Département Antiquités égyptiennes et plus particulièrement “L’Égypte des Grands Temples”, on découvre La Dame Touy, supérieure du harem du Dieu Min (période d’Aménophis III), en bois de grenadille d’Afrique et de Karité, qui trouve son origine à Thèbes (Égypte) vers 1400 – 1350 avant J.-C.

Le 3ème Mouvement intitulé Biban-El-Moulouk débute par une fanfare flamboyante évoquant la majesté des lieux que sont “La Vallée des Rois” et toutes les découvertes archéologiques qui ont découlé au fil des siècles. S’ensuivent 2 thèmes musicaux qui évoquent pour l’un la sagesse et le respect devant la majesté des édifices et, pour l’autre, le défi humain face à ces différentes prouesses architecturales, en reprenant justement le premier thème du 1er Mouvement.

Sapientes Apocalypsis (Les Sages de l’Apocalypse)

En pénétrant dans Département Moyen-Âge et plus précisément dans l’espace consacré à “La Chrétienté d’Occident : les premières églises”, on découvre un sarcophage représentant le Christ, deux apôtres et un décor végétal, provenant de Castelnau-de-Guers dans le Languedoc et datant de 450 — 500 après J.-C.

C’est ce sarcophage qui a inspiré le compositeur pour écrire le 4ème Mouvement : Sapientes Apocalypsis (Les Sages de l’Apocalypse) : entouré par 2 thématiques musicales à consonnance moyenâgeuse et surtout mystique (dans le sens à ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes), on retrouve à plusieurs reprises des extraits du premier thème du 1er Mouvement qui symbolise une fois encore la grandeur de l’architecture des édifices.

Ce Mouvement se conclut par un thème plus tumultueux qui rappelle que, sans cesse et tout au long de son Histoire, le Christiannisme s’est développé au travers de controverses théologiques, de conciles de schismes, de crises et de souffrance.

Ixion

Pour finaliser sa 2e Symphonie, le compositeur s’est inspiré du célèbre tableau de Rubens exposé dans le Département Temps Modernes — “L’Europe Baroque” : Le Roi Ixion trompé par Junon qu’il voulait séduire. Ce tableau peint vers 1615 met en scène l’événement majeur de la légende : la tromperie de Junon. Ixion, à gauche, tente de séduire la fausse Junon. À droite, la vraie Junon regarde la scène d’un air narquois. Elle est reconnaissable à son paon qui est à ses côtés. En haut et à droite, Jupiter observe la scène, avec la sérénité qui sied à un dieu. Cupidon, un flambeau à la main, tourne le dos. Le tableau est intéressant par le jeu de double, l’énigme à résoudre : où sont la vraie et la fausse Junon ?

Ce 5e Mouvement est constitué de plusieurs thèmes : après une introduction grandiose, un autre thème se met en place, rythmique puis progressivement mélodique, qui aboutit sur la partie centrale du mouvement : un thème emprunté en hommage par le compositeur au 2e Mouvement de la 2e Symphonie de Sergueï Rachmaninov.

Tout comme dans le tableau où prime le jeu du double, 2 thèmes, fantasques et endiablés encadrent, au terme d’énergiques escapades, un énigmatique choral sonnant comme un rappel funèbre qui pourrait s’apparenter à la thématique de ce tableau : l’allégorie sur la vanité et la tromperie d’un amour purement sensuel qui ne peut que décevoir. Ce Mouvement multiplie les ruptures avec originalité et vitalité, mettant ainsi en valeur ce thème empreint de ferveur romantique.

L’œuvre se termine par une grande coda débutant par un thème rythmique et enjoué symbolisant l’engouement et la ferveur de tout un territoire pour développer ce magnifique outil culturel, suivi d’un final en apothéose rendant ainsi hommage à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré pour donner naissance au Louvre — Lens !